Et elle marchait indéfniment sur le sable lissé par les vagues. Le soleil se couchait, lentement son coeur se refermait. Plus elle pensait, essayait de s'expliquer, de s'exprimer, plus elle se perdait profondement dans son tourment. Pas après pas ces pieds s'enfonçaient dans le sable humide. Elle ne dira plus se qu'elle pense, le gardera pour elle, se sera plus facile ainsi. Perdu, son pied frôla l'eau, tiède, elle s'y enfonçerait jusqu'à ne plus rien éprouver. Mais elle le savait, demain, elle recommencera à se nier elle même, à rire au éclat, pour tromper sa tristesse si présente. Un coquillage, elle s'accroupie, il est beau, de magnifique couleur pastel, puis finalement s'assit, sa solitude, sur cette plage la rendait paisible.